jeudi 21 novembre 2013

"L'écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail."

Michèle Mailhot.

C'est presque tout ce que j'ai à dire (enfin, non, tu te doutes bien que je vais parler un peu plus que ça). 

Vous savez, j'adore écrire.
Et pourtant.
Le dernier récit que j'ai terminé, c'était un conte philosophique, parce que c'était un devoir à faire pour le cours de français.
Pourtant j'adore écrire.
J'ai pas approché mon clavier pour autre chose qu'un devoir, un article ou une énième lettre au geek (ce que j'ai pu lui en écrire, je pourrais faire un recueil avec) depuis février. Ha, non, le conte c'était un devoir. Depuis le début de ma seconde, donc.
Motif : j'y arrive pas pendant les cours.

Vous voulez la vraie raison ? J'étais morte de trouille. Pire que la peur de l'échec qui fait que je rend systématiquement mes devoirs en retard. Alors je faisais rien. Et ça me frustrait énormément.
Quand j'ai entendu parler du Nanowrimo, j'ai eu tellement envie de le faire (l'an prochain les gars, je vous jure que l'an prochain je le fais)(bah oui, en fac de lettres, paraît qu'on fout rien, j'aurais donc le temps). Mais non. J'ai laissé passer les jours jusqu'à ce que je sois sûre que mon retard soit impossible à rattraper. (au passage, bravo et courage, petite Decay).
Et bref, la médiathèque de ma ville organise tous les ans un concours de nouvelles. La première année, j'ai finis deuxième (t'affoles pas, ma ville est minuscule). La deuxième, j'étais hors classement avec un texte tellement pourri que j'ai honte de l'avoir proposé. La troisième, j'ai rien fait.
Vous savez quoi ? L'échéance est dans deux jours, pour celui de cette année.
Merci Remucer, sans toi je l'aurais jamais fait.
J'ai écrit un texte. En AP philo, on avait quartier libre. J'ai ouvert un fichier Word, et j'ai écrit. J'ai continué une fois chez moi. J'ai mis un point final.
Pour changer, je me suis mise à pleurer. ça m'avait tellement manqué, l'agencement des mots, les personnages, les virgules, les points, les sons. L'obsession de l'adjectif parfait.
Et le point final.

J'ai pas les mots pour dire à quel point je suis heureuse, là, maintenant. Comme si on m'avait rendu le bout de moi le plus important.
Je ne veux plus jamais m'arrêter.

8 commentaires:

  1. :) Tu nous diras les résultats hein ?? Pis toute faço c'est le tient le meilleur ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je vous dirais les résultats (ça, ça reste à voir ^^)

      Supprimer
  2. Heureux d'avoir pu contribuer à ce que tu te retrouves toi-même, en un sens =x Et j'ai une de ces hâtes de te lire, du coup ^_^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu vas être mon premier lecteur, en fait (pauvre toi).

      Supprimer
  3. tu viens de me faire découvrir le projet Nanowrimo, j'aime bien l'idée. Pour cette année, c'est trop tard hein ...
    Et bon, j'avoue que j'en serais bien incapable, je ne sais écrire que des nouvelles. Et mon recueil est en phase de correction depuis ... hum, plus d'un an.
    Oui, écrire demande du temps, du talent, mais surtout de la motivation. C'est ce qui fait le plus souvent défaut ...
    Bravo d'avoir repris la plume (enfin, le clavier ...), et continue ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'adore aussi le principe du Nanowrimo.
      Et puis écrire des nouvelle, c'est bien aussi, hein. Je pense même que faire le Nano ça peut montrer qu'on est capable de faire un roman. (même si oui il faut surtout de la motivation)
      Merci ^_^

      Supprimer