lundi 30 septembre 2013

Money, it's a crime, share it fairly but don't take a slice of my pie

ça m'énerve de plus en plus (pour changer).
(et oui j'étais obligée de citer les Pink Floyd)

L'argent est partout. Et bientôt, je vais me mettre à penser que la liberté s'achète.
Tu veux des petits exemples concrets basés sur l'actualité que je ne suis pas ?

Le nucléaire. Les gars, on sait que c'est mauvais, on sait que c'est hyper dangereux, mais on le garde. Pourquoi ? Les solutions alternatives sont trop chères.
Cher petit dirigeant, ton argent ne vaudra pas grand-chose quand tu auras fait exploser la planète.

Le fait de pouvoir faire ce que tu veux de ta vie. Prenons par exemple quelqu'un qui veut faire de la peinture. S'il a du talent mais que ses œuvres lui rapportent peu, il va devoir se prendre un boulot alimentaire à côté. Soit trimer jusqu'à ses 60 et quelques années, à faire un truc qui ne lui plaît pas, juste pour pouvoir survivre.
Les gars, sur votre lit de mort, ce n'est pas l'argent qui va compter.

Je déteste l'argent. Je déteste que tout se joue en fonction de ce truc qui, au fond, n'existe pas. Je déteste en avoir besoin, et être entravée parfois à cause de ça. Je déteste voir des gens dans la rue, obligés de vivre dans des conditions lamentables et de supporter les regards humiliants à longueur de journée, juste parce qu'ils n'ont pas cette chose.

Tu vas me dire que vivre dans un monde sans argent serait impossible, et qu'au fond si on a toujours vécu comme ça, c'est que c'est pas si mal, de vivre pour des bouts de papier.
Sauf que je reste persuadée que c'est possible, de vivre sans, et qu'on peut être bien plus heureux sans, et qu'on pourrait enfin penser aux choses réellement importantes au lieu de penser uniquement à l'argent.
Oui, il est derrière tout.
Mais oui, ça peut changer.

(bon, sur ce, faut que j'aille inventer un système alternatif à l'argent, bonne nuit les amis)(ou bon quoi que ce soit, selon le moment où vous lirez cet article)

dimanche 29 septembre 2013

Simone, pourquoi je t'aime ?

Je sais pas si vous avez remarqué, mais j'admire absolument Simone de Beauvoir.
D'ailleurs, ma "rencontre" avec elle est plutôt bizarre, puisqu'au début j'étais simplement curieuse de découvrir qui était la compagne de Sartre. Donc, au début, je la considérais comme la majeure partie des gens : comme la compagne de Sartre.

Puis après, j'ai lu. Mémoires d'une jeune fille rangée, L'Âge de raison, Les hommes sont tous mortels, et le dernier en date, Une mort si douce. (donc, non, les plus célèbres, genre Le second sexe ou Les Mandarins, j'y ai pas encore touché, mais ça viendra, puisque je veux tout lire d'elle).
Putain.
Comment peut-on la résumé au féminisme ? Comment peut-on la décrire uniquement comme la compagne de Sartre ?

Rien que Mémoires d'une jeune fille rangée, le premier tome de son autobiographie, témoigne de sa grande force de caractères et de sa capacité à rejeter les convenances. Elle venait de la bourgeoisie, elle ne s'est jamais mariée mais était dans une relation libre avec Sartre, n'a jamais eu d'enfants, et en plus, elle était indépendante des hommes. Niveau rejet des conventions sociales, elle se pose là, quoi. (et en plus, j'ai eu l'impression de lire un truc que j'aurais pu dire, par moment).

Au début, je rejetais son féminisme (parce que j'étais dans une attitude stupide en mode "non mais le féminisme c'est mal et ça sert à rien"), principalement parce que quand je disais que j'adorais Simone, on me disait "ha, oui, elle était féministe elle, non ?". Oui, elle était féministe, mais elle était pas que ça. 
Mais bon, aujourd'hui je ne l'en admire que plus. Parce que bon, quand même. Heureusement qu'il y a eu des femmes comme elle, sinon on serait toujours enfermé dans le modèle mère au foyer/j'élève mes gosses/mon mari refuse que je travaille et que je sorte de chez moi (malheureusement, ça existe encore). Donc, merci Simone d'avoir été féministe.

Et sinon, pourquoi je l'aime ? Parce que pour certaines choses, c'est mon modèle. J'aimerais réussir à me débarrasser de tous les codes sociaux que j'ai intériorisé (j'y travaille), j'aimerais réussir à écrire des livres qui changeront le monde (oui, le second sexe a changé le monde pour beaucoup de gens)(accessoirement, Tous les hommes sont mortels a changé ma vie, mais bref). (le fait qu'elle ait réussit à être publiée à 30 ans me déculpabilise légèrement de mon incapacité à écrire quelque chose de bien en ce moment).
Et aussi parce qu'elle a réussit à ne pas se laisser enfermer dans la place qu'on voulait lui attribuer.

D'ailleurs, il faut que je vous parle de Tous les hommes sont mortels (oui, mes articles sont bien organisés). Ce livre raconte l'histoire d'un homme, Fosca, qui a accepté l'immortalité. Il va rencontrer une femme (j'ai honte, mais je ne parviens pas à me souvenir de son prénom, et je peux pas aller vérifier puisque j'ai prêté le bouquin au geek) Régine, une actrice. A travers lui, elle cherche à se rendre immortelle. Et lui va chercher à retrouver un intérêt à la vie, alors que tout semble se répéter et être inutile.
Je suis vraiment pas douée pour les résumés, mais, en gros, si vous ne devez lire qu'une chose de Simone de Beauvoir, lisez-le. Parce que c'est juste magnifique et troublant (je le place au même niveau que la Nausée, sauf qu'il est pire, en fait). Puisque ce roman parle de la mort, et de la volonté de ne pas être oublié. Et de la vanité de l'existence humaine.
C'est pas du tout des thèmes qui m'obsèdent.

Bref, j'aime Simone de Beauvoir. Et j'ai enfin réussi à vous parler de bouquin ici.
(prochainement, je vous embêterais avec de la littérature russe, parce que en fait on en parle pas assez mais c'est trop la vie).

mercredi 25 septembre 2013

Parlons donc d'orientation sexuelle

Je sors des tréfonds de mon abîme de stress (enfin, ça c'était ce matin, je suis redevenue un petit tas de nerfs maintenant), histoire de vous parler d'un truc qui me tracasse mais en fait pas tant que ça mais bref.

Je ne suis ni hétéro, ni lesbienne.
En fait, en ce moment, comme tu peux le constater (parce que je vous fais tous chier à longueur de temps avec mon geek), je suis amoureuse d'un homme. Mais il m'est arrivé d'être amoureuse de filles (même si je suis jamais sortie avec une fille mais c'est pas faute d'avoir voulu parfois).
Et en fait, j'en ai rien à foutre, que la personne que j'aime soit un homme, une femme, ou entre les deux. Et en fait, j'en ai rien à foutre d'être bi. Pour moi ça ne change rien. Mise à part que je peux parler de filles bonnes avec mon copain (sauf qu'après je deviens jalouse)(puis il aime pas les filles à cheveux courts alors il a aucun goût).

Du coup, je ne comprend pas trop les gens qui se définissent uniquement comme étant gay. Ou qui le crie sur tous les toits. Mais après, ils font bien ce qu'ils veulent (et moi, je viens faire mon comming out sur mon blog, je ferais mieux de me taire, du coup). Et je comprend pas non plus le coup du "les gays c'est trop mignons". Bah. C'est deux gars, ou deux filles, qui s'aiment. C'est pareil qu'un homme et une femme. Sauf quand ils veulent coucher ensemble.

Et un autre truc que je ne comprend pas, mais qui me met réellement hors de moi, c'est l'homophobie. J'ai la chance d'être dans un lycée plutôt ouvert, donc je ne la côtoie pas au quotidien. Du coup, j'oublie qu'elle existe.

D'ailleurs, lors de la polémique du mariage gay, je comprenais pas comment les gens pouvaient être contre. Ce n'est ni bien ni mal, c'est juste normal. Si des gens veulent se marier, qu'ils le fassent. Et puis voilà. Et je vois pas qui on est pour vouloir les en empêcher.
Et l'histoire de l'adoption, ça me prend la tête. Parce que, dans tous les cas, un enfant adopté souffre, à un moment où à un autre, de son adoption (j'ai un exemple chez moi, si tu veux), donc, qu'il n'ait pas de figure paternelle ou maternelle ne va pas changer grand-chose (et en plus, être adopté par un couple homosexuel, ce n'est à mon sens pas pire que d'être placé en famille d'accueil. Et je te parle pas des familles monoparentales, parce que niveau figure paternelle/maternelle, c'est pas exactement ça). Et, autre argument débile : leurs enfants vont devenir gays.
Bah oui. Et les enfants d'hétéros deviennent hétéros. C'est bien connu.
Sinon, dans le genre stupidité "les autres enfants vont se moquer d'eux" : s'ils ont des parents comme toi, oui. Sinon, au lieu d'apprendre aux enfants à se moquer les uns des autres, on ferait mieux de leur apprendre la tolérance (allez, ça faisait longtemps que je m'étais pas servi de ce mot).


J'aime pas les homophobes. Et je n'ai pas envie d'excuser les homophobes sous prétexte qu'ils sont âgés, qu'ils ont été éduqué comme ça ou quoi que ce soit. Certes, les vieux ont plus d'excuses puisque c'est dur d'intégrer qu'une chose qui a longtemps été considérée comme une maladie est aujourd'hui complètement banal (dur, mais pas impossible).


Et puis, il y a les jeunes homophobes. Genre, un camarade de classe de ma grande sœur qui est venu un cours avec un t-shirt "tue un gay, sauve la planète" (et qui a les pensées assorties au t-shirt). Ou les gens de la manif pour tous. Ou le mec qui a frappé un gars de ma classe qui a pour seul tort d'aimer les hommes.
Mais...pourquoi ?
J'avoue, je pensais naïvement que l'homophobie était un truc de vieillard qui passaient leur vie devant leur télévision ou à discuter de jardinage et de prothèses et qui avait connus la guerre. Pour moi, c'était fini l'homophobie, périmé, has-been, un peu comme le racisme anti-noir aujourd'hui en France.
Parce que bon, être gay, au fond, ça ne change rien, et je pensais que c'était intégré dans les mentalités.

Tu aimes qui tu veux, comme tu veux, tu as le droit d'être hétéro ou gay ou lesbienne ou bi. Les quatres options sont bonnes, et aucune ne vaut mieux que l'autre.
Bref, aimons-nous tous, baisons de partout et soyons heureux.

Alors, bon, voilà, je comprends pas les homophobes.

samedi 21 septembre 2013

Seuls les cailloux ignorent la peur

Bienheureux soient les cailloux.
J'ai un gros défaut qui tend à m'énerver, j'ai peur de tout. Non non, attend. En vrai.

J'ai peur des portes ni ouvertes ni fermées, et ouvertes elles me dérangent encore, j'ai peur des œufs parce que le jaune d’œuf c'est pas normal, quand je me regarde dans un miroir j'ai peur de regarder ce qu'il y a derrière moi, j'ai peur du noir, de fermer mes volets la nuit, de faire du sport devant des gens dont le jugement est important, de parler en public dans une langue étrangère, d'avoir les cheveux sales, des gens qui conduisent trop vite, de manger à la cantine, de manger, de grossir, des hôpitaux, des actes médicaux, des couteaux quand c'est pas moi qui les tient, de Gollum, de la foule, des espaces trop grands, des espaces trop petits, de prendre l'ascenseur toute seule, d'être en avance, d'avoir chaud, d'appeler les gens avec un téléphone, que quelqu'un soit dans ma chambre à mon insu.

Et j'ai des tocs, aussi.
Genre, je vis dans un bordel monstrueux, mais bouge un objet à moi et je pète un câble. Tout doit rester à la place que j'ai décidé. Et je prend deux douches par jour, je vérifie sept fois que la porte du frigo est fermée, j'ai une séquence de chiffre à faire avant de me servir du micro-ondes, au self je range mon plateau et je fous la serviette sur l'assiette avant de la saler/poivrer quand j'ai finis de manger, je pose mon t-shirt sur la poignée de la porte de la salle de bain avant de me doucher, je frappe à la porte de ma chambre avant d'entrer, le volume de mon mp3 doit être un mutliple de 7 qui n'en est pas un (genre, 9. 7x2=14, 14-7=7, 7+2=9)(et oui je dois utiliser tous les chiffres), je peux pas dormir si on m'a pas dit "bonne nuit", avant de traverser une route je touche mon petit doigts avec mon pouce (sur la main gauche). (liste trop longue, on coupe).
Les tocs, ce sont les sortilèges trompe-la-mort.

En fait, tous ces trucs là au-dessus sont sans réelle importance (bien que chiants puisque je ne parviens pas à m'en débarrasser).
Le vrai truc dont j'ai peur, c'est le temps.
J'ai peur du temps. Des fois ça me prend, comme ça, et de voir les secondes qui passent alors que je ne les vis pas intensément me terrifie. J'essaye de conjurer l'angoisse. J'emmerde le geek pour avoir un câlin, en fait. Histoire de me dire "là, cet instant, il était à moi, il était bien, je l'ai vécu".
Mon sortilège trompe-la-mort préféré, le câlin au geek avant qu'il aille en math, pendant qu'il râle que je suis chiante.
Parce qu'après, il y a les cours, le sommeil, l'insomnie, les gens, la solitude, les choses matérielles, les encombrements spirituels.
Des pertes de temps.
Je veux vivre.
Et j'ai la menace du compte à rebours au dessus de ma tête. Et j'y pense trop.

"Tous les hommes sont mortels: mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s'il la connaît et y consent, une violence indue." Simone de Beauvoir, Une mort très douce.
Read more at http://www.dicocitations.com/reference_citation/3167/Une_mort_tres_douce_1965_.php#b3IbDPjTKF5etI0A.99

Source citations sur la page Une mort très douce (1965). - 7 citations - Référence citations - Dicocitations

mardi 10 septembre 2013

Féminité, virilité, stéréotypes

C'est quoi, être féminine ?
C'est quoi être viril ?

Non, sérieux, je n'en ai aucune idée.
Pour moi, une femme, c'est un être humain avec un vagin et une paire de boobs plus ou moins développée.
Un homme, c'est la même chose sauf que tu lui colles un pénis et des couilles à la place des attributs sus-nommés.
Le reste, bah...
Oui, un carcan imposé par la société, en gros.

Simone de Beauvoir (oui je l'adore) a dit : "la femme est une invention de la société".
Si c'est le cas, la féminité et la virilité aussi.
Est-ce qu'une femme est moins une femme si elle a les cheveux courts et qu'elle passe son temps en jean/t-shirt ?
Est-ce qu'un homme est moins un homme s'il est très mince et pas musclé ?
Non parce que a priori, mon geek est une femelette (il a des hanches de fille)(je vous jure)(et le "très mince et pas musclé", ça marche bien pour lui) et moi, je suis un bonhomme, comme on dit (rapport au fait que j'ai dû couper une grande partie de mes cheveux et que j'ai des épaules d'archer). Sauf que je pense pas me tromper en vous affirmant que mon geek est un homme, et que moi, je suis une femme.
Je pense pas me tromper en vous disant que le gay de ma classe qui joue à la folle est un homme. Que ma mère, qui n'est pas féminine selon la définition, est une femme. Que le gars aux cheveux longs là-bas, il est autant un homme que n'importe lequel aux cheveux courts. Que la fille, elle a beau s'enfiler des bières, jurer et fumer comme un pompier, c'est une femme.

ça me donne envie d'arracher des têtes quand j'entend le geek me dire qu'il est pas viril. La virilité est un concept foireux.
Idem, Christina et son "ma chérie c'est pas du tout féminin ton jean et ton sac à patates là", elle m'énerve. C'est quoi être féminine ? Être bien habillée ? Se mettre en valeur ? ça, ça s'appelle être séduisante.

Être un homme, ce n'est pas être baraqué, ni avoir des poils partout ou autre (j'avoue, je suis fatiguée, j'ai la flemme de chercher d'autres conneries à dire). Chacun en a sa propre définition.
Être une femme, c'est pas non plus être douce et mignonne et être une petite chose fragile.

Nous sommes tous des hommes et des femmes à notre façon (on peut même être entre les deux).
La virilité et la féminité n'existent pas.